L'église Saint-Symphorien de Vérizet (Viré)

Eglise Saint Cyr Sainte Julitte de ViréEn 1939, Fleurville, alors hameau de Vérizet (71), fut rattaché à la Paroisse de Lugny pour le culte, à la suite de la création de la communauté pastorale de Lugny, fondée à l’initiative de Monseigneur Joseph Robert. Erigé en commune après la 2e guerre mondiale, Fleurville n’avait jusque-là pas d’église et l’édifice construit fut modeste. (Voir la page Fleurville)

Saint Symphorien en Saône et Loire

Ce que nous savons sur saint Symphorien, à qui l’église de Fleurville est dédiée, nous vient d'un récit des Actes des Martyrs du Ve siècle : Saint Symphorien est un jeune soldat romain né à Autun, ville encore païenne située sur une grande voie romaine, mort en martyr au IIe siècle, victime des persécutions chrétiennes sous l'empereur Marc-Aurèle (121-180) qui avait interdit le christianisme par un édit. Son père Faustus, préteur au service du consul romain, et sa mère Augusta l'avaient élevé Symphorien dans la foi chrétienne. Refusant de sacrifier à la grande déesse Cybèle (ou Bérécinthe), il fut battu, emprisonné puis condamné à mort. Sur le chemin de son supplice et jusqu'au dernier moment, sa mère l'encouragea du haut des remparts d'Autun à rester ferme dans sa foi en lui disant : "Courage mon fils ! Souviens-toi du Dieu vivant. Ta vie ne t'est pas enlevée ; elle est échangée contre une vie meilleure." Il fut décapité dans sa vingtième année le 22 août 180.

Verizet vitrail crissey 689x1024Symphorien devint, au Ve siècle l'objet d'un culte important qui, pendant l'époque mérovingienne, s'étendait à toute la France, avant de gagner la Belgique et l'Allemagne. Sa basilique funéraire à Autun fut édifiée par l'évêque Euphrône (vers 450-490) sur le lieu du martyre. Elle fut desservie par l’abbaye de Saint-Symphorien, dont il fut le premier abbé. Elle connut sa période de gloire et contribua à l'extension du culte du saint. Saint Symphorien est encore vénéré dans beaucoup de cathédrales, églises et monastères en France, surtout dans le diocèse d'Autun. Sa fête le 22 août a été supprimée en 1969 du calendrier officiel de Rome. Une trentaine de communes de France portent son nom.

Le vitrail axail de l’église Saint-Symphorien de Crissey, daté de 1525, a été classé MH en 1910. Il représente le martyre de saint Symphorien, patron de l'église. Il a été restauré en 1872 par le maître-verrier chalonnais Joseph Besnard. En bas, à gauche, la comparution de saint Symphorien devant le gouverneur. Au-dessus, la flagellation et la marche au martyre.

A droite, en bas, le baptême par saint Bénigne. Au-dessus, la décollation. Dans le quadrilobe supérieur, le Christ-Juge auréolé reçoit l’âme de saint Symphorien (un petit homme), sortant d’un linceul soutenu par deux anges.

La scène de l’arrestation de Symphorien, illustrée par le tableau d'Ingres, vaste toile de 4 x 3m, se trouve à la Cathédrale d'Autun. Le sujet central a été repris dans le vitrail du XIXe siècle de l'église-cathédrale Saint Vincent de Mâcon par le peintre-verrier Barrelon.

Verizet tableau autun 641x761 Verizet vitrail macon 555x543 Verizet reliquaire autun 315x290

 

Présentation réalisée en 2021 par la Pastorale du Tourisme en Saône et Loire. Voir la fiche ICI.


Voici quelques photos (cliquer sur une image pour l'agrandir) :